Remise du pallium aux nouveaux archevêques du Québec ce 29 juin sur Sel + Lumière

 

C’est ce vendredi 29 juin lors de la solennité des Apôtres Pierre et Paul que nos 3 nouveaux évêques métropolitains québécois (+Lépine, +Durocher et +Cyr) recevront le pallium des mains du pape Benoît XVI.

La chaîne de télévision catholique Sel + Lumière présentera cette cérémonie d’une durée de trois heures à trois reprises durant la journée du 29 juin (illico Vidéotron 242, Bell Fibe 654 et en ligne sur http://seletlumieretv.org/direct_flash.php):

11 h (version S + L bilingue)
16 h (version KTO française)
20 h (version S + L bilingue)

Nous remercions le père Thomas Rosica, csb, de la Fondation catholique Sel + Lumière média qui a préparé la note explicative suivante pour bien se préparer à ce beau moment d’Église:

Le Pape confère une part de ses responsabilités aux archevêques
La symbolique du « pallium » remis lors de la cérémonie du 29 juin au Vatican

Le 29 juin prochain, en la fête de saint Pierre et saint Paul, trois archevêques canadiens participeront à un ancien rituel dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Les nouveaux archevêques nommés cette année par le pape Benoît XVI sont Mgr Christian Lépine archevêque de Montréal, Paul-André Durocher archevêque de Gatineau, Mgr Luc Cyr archevêque de Sherbrooke.

Lorsque le Pape aura terminé de prononcer l’homélie de l’une des plus importantes messes de l’année, les archevêques s’avanceront pour recevoir le « pallium » (en latin le pluriel est « pallia ») des mains de l’évêque de Rome : le Saint-Père. Ce signe très ancien, que les évêques de Rome porte depuis le 4e siècle, représente le joug du Christ, que l’évêque prend sur ses épaules.

Le pallium est un vêtement en forme de cercle que l’archevêque porte autour du cou et sur ses épaules. Il possède également deux pièces tombant, d’un côté, sur la poitrine et, de l’autre, le long du dos. Il est également décoré de six croix noires et orné du poids de pièces plomb. Le pallium est fabriqué à partir de la laine de deux agneaux offerts chaque année au Pape le 21 janvier lors de la fête de Ste Agnès.

Ces derniers ont été auparavant bénis à l’église de Ste Agnès. Les agneaux portent des couronnes de fleurs, une blanche et une rouge, représentant la pureté d’Agnès que les archevêques devraient imiter et le martyre d’Agnès auquel les archevêques devraient se préparer.

Les agneaux ont été tondus et les pallia sont faits. La veille de la fête des grands apôtres Pierre et Paul (28 juin), les pallia sont rangés dans un coffre en argent au-dessus de la tombe de St Pierre dans la crypte du Vatican. Le jour suivant (29 juin) les pallia sont remis aux nouveaux archevêques métropolitains, l’unique occasion où plus d’un archevêque peut porter le pallium en même temps. Symboliquement le Pape partage sa mission de «Pais mes brebis » avec les archevêques. La laine sur les épaules évoque l’agneau sur les épaules du Bon Pasteur. Cela rappelle aux évêques aussi le fardeau de leur devoir. En remettant à chaque nouvel archevêque le pallium, le Saint-Père confère une part de son autorité et de ses responsabilités sur lui.

Lors de sa propre inauguration de son ministère pétrin en tant qu’évêque de Rome le 24 avril 2005, le pape Benoit XVI a parlé avec des paroles émouvantes du pallium qu’il a reçu durant cette cérémonie: “

«Le symbolisme du pallium est encore plus concret: la laine d’agneau entend représenter la brebis perdue ou celle qui est malade et celle qui est faible, que le pasteur met sur ses épaules et qu’il conduit aux sources de la vie…. Le Pallium devient le symbole de la mission du pasteur… La sainte inquiétude du Christ doit animer tout pasteur: il n’est pas indifférent pour lui que tant de personnes vivent dans le désert. Et il y a de nombreuses formes de désert. Il y a le désert de la pauvreté, le désert de la faim et de la soif; il y a le désert de l’abandon, de la solitude, de l’amour détruit. Il y a le désert de l’obscurité de Dieu, du vide des âmes sans aucune conscience de leur dignité ni du chemin de l’homme. Les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands. C’est pourquoi, les trésors de la terre ne sont plus au service de l’édification du jardin de Dieu, dans lequel tous peuvent vivre, mais sont asservis par les puissances de l’exploitation et de la destruction. L’Église dans son ensemble, et les Pasteurs en son sein, doivent, comme le Christ, se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers Celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude. »

 

 

 

 

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