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Lutte à la pauvreté

Les évêques du Canada ont publié une réflexion sur la pauvreté au Canada intitulée Réflexion de la Commission épiscopale pour la justice et la paix de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté le 17 octobre 2010.

Les évêques du Québec ont pris parole souvent sur la question de la pauvreté :

Depuis sa formation en 1998, le Collectif pour un Québec sans pauvreté travaille à faire de la lutte à la pauvreté une priorité sociale et gouvernementale, au delà de toute partisannerie politique. À la fois mouvement et espace citoyen, il rassemble une pluralité d’acteurs sociaux pour avancer vers un Québec sans pauvreté et riche de tout son monde.

Centraide Québec et Chaudière-Appalaches a publié des rapports sociaux intéressant sur la question :

Le Mouvement ATD Quart Monde lutte pour les droits de l’homme, avec l’objectif de garantir l’accès des plus pauvres à l’exercice de leurs droits et d’avancer vers l’éradication de l’extrême pauvreté.

Il développe des projets sur le terrain avec des personnes qui vivent en situation de pauvreté ; il travaille pour sensibiliser l’opinion des citoyens et obtenir des changements politiques ; il promeut le dialogue et la coopération ente les différents acteurs sociaux.

Le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale est un organisme public. Sa mission principale est de conseiller le ministre responsable de l’application de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

Quelques groupes de défense collective des droits des personnes sans emploi ou vivant une situation de pauvreté  visent à regrouper et à défendre les droits des personnes assistées sociales dans une approche de conscientisation et d’éducation populaire:

Association pour la défense des droits sociaux du Québec Métro (ADDS QM)
Association de Défense des Droits Sociaux Rive-Sud (ADDS Rive Sud)
CDDS Lotbinière
Regroupement des femmes sans emploi du nord de Québec (ROSE du Nord)
Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ)
Mouvement Autonome et Solidaire des Sans-Emploi  (MASSE)

Le 17 octobre a été décrété Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté par l’ONU en 1993. C’est une journée où les personnes en situation de pauvreté peuvent prendre la parole pour faire reconnaître les luttes quotidiennes qu’elles mènent avec d’autres pour sortir de la misère et participer à la vie sociale, culturelle et économique. C’est un moment privilégié pour réaffirmer que ces personnes sont des acteurs, des partenaires dans les actions entreprises pour éliminer la pauvreté. Plusieurs activités locales et régionales ont lieu sur le territoire du diocèse à chaque année. Pourquoi ne pas réaliser une activité dans votre milieu ? ATD-Quart-Monde promeut cette journée.

Reportage vidéo : Journée pour l’élimination de la pauvreté 2011

Le B.S., mythes et réalités. Guide de conscientisation

Parmi les pauvres, les personnes assistées sociales constituent certainement l’un des groupes les plus touchés par ces jugements et préjugés. Dans un sondage réalisé en 1987 (MMSR, 1988) auprès de personnes assistées sociales, une majorité de répondantes soulignent l’opinion négative (ou très négative) de la population et des employeurs à leur égard. Des agents de développement de l’employabilité font une évaluation similaire de l’opinion de la population et des employeurs à l’égard des personnes assistées sociales. Les personnes à l’aide se sentent majoritairement perçues négativement par la population. (…) Les agents ressentent également en grande proportion cette perception négative entretenue par la population à l’égard de leurs clients. (MMSR, 1988 : 248)

La démarche ayant mené à la rédaction du présent guide avait comme point de départ les questions suivantes : comment, par qui et pourquoi les mythes et les préjugés à l’endroit des personnes assistées sociales sont-ils produits et reproduits? Le “comment” s’interroge sur les mécanismes par lesquels ces préjugés sont socialement construits, transmis et renforcés. La question “par qui” cherche à identifier les acteurs sociaux reproduisant ces préjugés, qui individualisent les causes des problèmes sociaux. Le “pourquoi” propose une analyse des fonctions de ces préjugés; à quoi servent-ils? Que justifient-ils au plan des politiques sociales et à celui des décisions politiques des gouvernements?