Chronique « Ensemble, solidaires », décembre 2016 Des alternatives à la commercialisation de la fête de Noël

Dans nos communautés chrétiennes, Noël est un temps fort pour célébrer Dieu qui se fait proche de nous en Jésus. C’est aussi l’occasion de gestes de partage à travers les guignolées et paniers de Noël. C’est également le temps de manifester la fraternité par des dîners pour les personnes seules ou exclues. Dans une perspective d’engagement pour la transformation du monde, ce peut être également le moment de proposer des alternatives à la commercialisation de la fête.

 

Comme disait le pape François, « La spiritualité chrétienne propose une autre manière de comprendre la qualité de vie, et encourage un style de vie prophétique et contemplatif, capable d’aider à apprécier profondément les choses sans être obsédé par la consommation. (…) C’est un retour à la simplicité qui nous permet de nous arrêter pour apprécier ce qui est petit, pour remercier des possibilités que la vie offre, sans nous attacher à ce que nous avons ni nous attrister de ce que nous ne possédons pas. » (Laudato si, no 222)

Certaines initiatives sont déjà portées en ce sens par certains groupes d’Église et mouvements sociaux. Le Réseau des Églises vertes y va de ses suggestions et nous propose de vivre un Noël vert (http://www.eglisesvertes.ca/education-2/158-noel-vert). Le Groupe de simplicité volontaire de Québec par exemple, qui propose toutes sortes d’alternatives à la surconsommation, suggère quelques idées pour fêter Noël autrement : http://gsvq.org/2014/12/feter-noel-autrement/. On y donne des suggestions de cadeaux écologiques, non matériels, et des idées pour simplifier le temps des Fêtes qui libèrent du temps pour les relations et la dimension spirituelle.

Limiter sa propre consommation, et inciter les autres à le faire, ne crée pas automatiquement la justice sociale mais au moins nous prédispose. Comme l’écrivait récemment les évêques du Québec : « La fréquentation des démunis nous aide à prendre conscience de notre propre richesse et du besoin qui est le nôtre de résister à la tentation de la consommation à outrance, voire de viser à une plus grande simplicité de vie. » (Conseil Église et Société de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec, Des solidarités à reconstituer et à reconstruire, Nov. 2016, p. 9)

Équipe Solidarité sociale et missionnaire

Courriel : social@ecdq.org

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