C’est leur fête… et ils nous offrent un cadeau!

Vendredi le 17 septembre dernier, était un grand jour de fête pour la Société des Missions-Étrangères du Québec. L’occasion ? L’anniversaire de leur fondation ! Leurs membres, de même que les Évêques du Québec nous font un cadeau pour l’occasion : une magnifique lettre pastorale sur le thème de la mission!
Vous pouvez découvrir la lettre pastorale « Appelés et envoyés pour servir la joie de l’Évangile » ici : https://bit.ly/3tSdtgY
 
Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques extraits : 
 
  • Le but de cette lettre pastorale est de « célébrer avec reconnaissance l’histoire exceptionnelle et méconnue de missionnaires de chez nous pour y puiser une inspiration. Nous souhaitons poser sur notre monde d’aujourd’hui un regard commun, pastoral et missionnaire, pour y discerner les enjeux qui sont autant d’appels de l’Esprit à partager la joie de l’Évangile, dans un souffle missionnaire renouvelé. »
 
  • « Prenons tout d’abord conscience que la vision et la pratique de la mission ont beaucoup changé depuis un siècle. Il est évident qu’au début les missionnaires cherchaient à reproduire le modèle de l’Église du Québec. À force d’écoute et de patience, ils ont découvert toute la richesse d’accueillir l’expérience de ces Églises à l’histoire et aux dynamismes différents des nôtres. La rencontre n’en est alors que plus riche et plus réciproque ! Cette découverte constitue le premier apprentissage que nous offre la célébration du centenaire de la Société : la mission est une œuvre de communion, d’accueil et de don réciproques. Cela signifie que dans la richesse de nos différences, nous devenons plus attentifs aux appels surprenants de Dieu et plus aptes à discerner les signes des temps. »
 
  • « Nous partageons cette conviction humaniste et évangélique qui demeure plus actuelle que jamais : la mission exige avant tout des témoins matures, bien enracinés dans leur foi et en contact avec la réalité, ayant la capacité de comprendre, la douceur de compatir ainsi que le courage de s’indigner. Dans cet apprentissage missionnaire, il est primordial de former notre regard afin de voir le monde avec les yeux de Jésus et ainsi reconnaître les signes de la présence de l’Esprit qui nous précède dans les événements et dans toutes nos rencontres, en particulier avec les plus pauvres.  » 
 
  • « Face à ces différences qui parfois se heurtent, l’Évangile nous apprend à voir l’autre avant tout comme une sœur ou un frère. Plus fondamentalement, un lien fraternel nous unit. Notre défi est alors de chercher le juste équilibre entre cette légitime quête d’identité et la bienveillante ouverture à l’autre. »
 
  • « Au cœur d’un monde en mutation, l’avenir de notre Église et de nos communautés croyantes se conjugue au présent. Depuis toujours, être croyant signifie être missionnaire : « De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde » (Jn 17, 18). Avec nos frères et sœurs des Églises sœurs, Dieu nous confie la mission d’apporter au monde la saveur de l’Évangile. Nous sommes appelés à être habités par le Christ Vivant, à partager sa Bonne Nouvelle, à dire et montrer à toute personne l’amour de Dieu, à marcher en sa présence, ainsi qu’à travailler à rendre notre monde meilleur et plus humain. »
 
  • « La mission de l’Église n’est pas d’assurer sa survie, mais bien plutôt d’annoncer un Royaume qui, mystérieusement, est déjà présent dans le monde et qui demande à se réaliser, qui est à la fois un don et un appel. Ce Royaume, qui est communion profonde avec le Dieu d’amour, s’actualise dans le monde par le travail pour la justice, pour la charité, pour la paix dans le respect de la dignité humaine. Travailler solidairement pour la création de liens sociaux fraternels et communautaires contribue à l’avènement du Royaume. »