Un écho des JMJ de Panama

Article tiré de la revue Pastorale-Québec, mars 2019

Par Marc Rizzetto, jésuite, responsable diocésain de la pastorale jeunesse

Je décrirais spontanément les dernières Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Panama comme « une Ode à la joie ». Le pape François a répété aux jeunes du monde entier : « Vous n’êtes pas l’avenir, mais le maintenant de Dieu ». À maintes reprises, il a encouragé les jeunes à devenir les protagonistes d’aujourd’hui et de demain. Il a appelé les centaines de milliers de jeunes présents à « réaliser le rêve que le Seigneur a rêvé pour [eux] »; en précisant : « non pas demain mais maintenant ». François a aussi utilisé la figure de Marie apprêtée dans un langage techno. Marie n’était pas une « influenceuse » mais par son oui, elle est devenue la femme qui a le plus influencé l’histoire.

Cette expérience, j’ai eu la chance la vivre avec la délégation de la Mission Jeunesse du diocèse de Montréal en compagnie de 225 participants. On nous proposait trois modalités de participations en termes de durée de l’expérience, entre 7 et 15 jours. Chaque participant aura eu l’opportunité d’être accueilli dans une famille panaméenne. Certains ont séjourné dans des foyers modestes tandis que d’autres étaient logé dans des familles plus aisées. J’ai eu l’occasion d’expérimenter ces deux réalités et j’en suis reconnaissant. Ce fut un temps d’immersion dans une terre métissée où l´hospitalité est fraternelle et accueillante. Pour certaines familles moins nanties que nous, accueillir des pèlerins était une manière de voyager. Pour les familles plus aisées, c’était l’occasion de discuter des différentes réalités de nos pays respectifs.

Le 22 janvier avait lieu le rassemblement canadien à Panama; tous les participants canadiens aux JMJ y étaient invités. Mgr Lionel Gendron, président de la Conférence des évêques du Canada, a alors accueilli les participants. Dans un cadre festif, nous avons chanté et prié ensemble. L’équipe de Montréal a aussi été mise à contribution, prenant charge de l’animation de cette rencontre qui a été fort appréciée.

Comme prêtre, j’ai goûté cette manière privilégiée d’entrée dans le quotidien des gens. Je suis reconnaissant d’avoir été accueilli simplement et chaleureusement, heureux de la joie partagée d’avoir célébré ensemble. Au terme de ces JMJ, plusieurs auront ressenti une vive émotion, particulièrement visible à la courte cérémonie soulignant de notre départ. On sentait toute la tristesse de se dire au revoir, après ces quelques jours si vite passés mais combien intenses.

Je garderai longtemps le souvenir fort d’avoir marché côte à côte avec des jeunes du monde entier dans la joie, parfois en chantant, parfois en silence; mais toujours le regard fixé sur Jésus.

En prolongement de Panama, les JMJ diocésaines se tiendront à Québec les 12, 13 et 14 avril (détails dans un autre article, en page 22).