Sacrements Mariage L’indissolubilité du lien du mariage

L’indissolubilité du lien du mariage

Le mariage catholique

Dieu, qui est amour et qui a créé l’être humain par amour, l’a aussi appelé à aimer. Le mariage entre un homme et une femme est une communauté intime de vie. Les époux désirent se compléter, s’aider et donner la vie. Cette relation est basée sur l’amour mutuel et s’établit lors du mariage par un consentement définitif.

Ils sont au nombre de trois, les éléments importants d’un mariage : l’unité, l’indissolubilité ainsi que l’ouverture à la vie. Jean-Paul II nous rappelle que s’engager ensemble par les liens sacrés du mariage comporte des exigences :

« L’amour conjugal comporte une totalité où entrent toutes les composantes de la personne […] il vise une unité profondément personnelle, celle qui, au-delà de l’union en une seule chair, conduit à ne faire qu’un cœur et qu’une âme ; il exige l’indissolubilité et la fidélité dans la donation réciproque définitive ; et il s’ouvre sur la fécondité. »[1]

Heureusement, la consécration des époux au Christ ouvre pour eux une source de grâce inépuisable. L’Esprit Saint leur vient donc en aide. En effet, le Saint Esprit revêt une importance singulière en enrichissant d’une manière particulière la communion conjugale. Le don du sacrement de mariage ouvre à une réalité nouvelle d’une communion intime. Cette communion vient d’un élan intérieur qui élance les époux l’un vers l’autre et « l’Esprit, que répand le Seigneur, leur donne un cœur nouveau et rend l’homme et la femme capables de s’aimer, comme le Christ nous a aimés »[2].

Le jugement en nullité de mariage

Pour l’Église catholique, aucun mariage valide ne peut être rompu par la volonté des époux, ni par une autorité humaine. Dans le projet de Dieu, le mariage est  indissoluble. Et Jésus le rappelle clairement quand il dit : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas »[3]. Quand Jésus dit que Dieu « unit », il montre que seul un Amour puisé dans le cœur de Dieu peut unir durablement un homme et une femme. En effet, dans le lien du mariage, il y a trois volontés qui interagissent : l’homme, la femme et Dieu. C’est la présence de Dieu au sein du couple et de la famille qui unit les cœurs durablement dans le sacrement du mariage. C’est à travers la prière que le couple peut puiser à la source divine cette eau vive qui fera grandir jour après jour leur unité.

Il arrive toutefois que les conditions du mariage ne soient pas remplies dès le début par l’une ou l’autre des parties, sinon les deux. C’est pourquoi le droit canonique permet que, si l’un ou l’autre des époux a quelque doute quant à la validité de son sacrement de mariage, il peut demander à l’Eglise d’en faire l’analyse.  Cela se fait dans une procédure spéciale appelée “procès de jugement de nullité de mariage”.

Dans ce  processus, on prend en considération la qualité des consentements qui ont été échangés au jour du mariage, et non les difficultés ou l’échec de la vie conjugale en eux-mêmes.

Dans un procès en jugement de nullité de mariage,  on ne remet pas en question l’existence du lien émotionnel, physique, moral ou personnel des époux au moment du mariage.

On ne cherche pas à déterminer qui a tort ou qui a raison. les anciens époux qui, en conscience et vérité, se présentent pour déposer leur version des faits. Nous prenons la déposition aussi de leurs témoins, qui pourront corroborer ou infirmer ce qui aura été dit.  Si un jugement de nullité de mariage est décrété, ceci signifie que, malgré les apparences, le sacrement du mariage n’a jamais existé au sens où l’Église l’entend. Un jugement reconnaissant la validité du mariage peut aussi être décrété. On ne peut pas prévoir le résultat à l’avance.

Nous cherchons à répondre à la question : “le mariage célébré tel jour en tel lieu entre telles personnes, est-il valide ou non? Sinon, pour quel motif précis ?”  La longueur de la vie commune ou le nombre des enfants, par exemple, ne sont pas des obstacles à entrer dans cette démarche.

Comment demander ou en savoir plus sur la déclaration de nullité de mariage?

Reportage vidéo : Après l’échec d’un mariage, comment choisir de vivre chrétiennement cette séparation? Deux personnes qui ont pourtant pris des chemins bien différents en témoignent.


[1] JEAN-PAUL II, Familiaris consortio, 13.
[2] JEAN-PAUL II, Familiaris consortio, 13.
[3] Mc 10, 9.