Sacrements Eucharistie La première communion / L’eucharistie – sacrement d’initiation

La première communion / L’eucharistie – sacrement d’initiation

Quand on réfléchit à ce qu’est l’eucharistie, on réalise que ce sacrement est le sommet de la vie chrétienne : non pas un geste qui arrive une seule fois, comme le baptême ou la confirmation, mais l’invitation faite par Jésus Christ à se retrouver, ensemble, régulièrement, autour de la « table familiale ».

Qu’est-ce que l’eucharistie ?

Dans cette section se trouvent des réflexions beaucoup plus développées sur le sens global de l’eucharistie. Ici, nous en parlerons davantage sous l’angle « eucharistie – sacrement d’initiation ». Autrement dit, quel est le rôle de l’eucharistie dans le processus par lequel une personne devient un chrétien, un membre du groupe des disciples de Jésus.

L’initiation, c’est ce temps pendant lequel une personne découvre progressivement la foi en Jésus Christ, c’est la période qui permet que cette foi devienne progressivement celle de la personne qui est en train d’être initiée. Il s’agit donc d’un processus de lente maturation qui conduit une personne à pouvoir dire : « Jésus Christ et son Évangile, sa mort et sa résurrection donnent désormais sens à ma vie, c’est pourquoi je souhaite être intégrée au groupe de ses disciples, l’Église.­­ »

Quels sont les liens entre cette intégration dans le groupe des disciples de Jésus et ce qu’on appelle communément la « première communion »?

La place de l’eucharistie dans le processus d’initiation

Pour une réponse satisfaisante à cette question, nous vous invitons à une petite excursion dans l’histoire de la première communion.

Ce parcours historique a permis de mettre en évidence une chose importante : participer à l’eucharistie, c’est s’asseoir à la même table qu’un groupe de frères et de soeurs, c’est se considérer et être considéré par eux comme membres de la même famille, de la même communauté. Et il s’agit d’une communauté de personnes dont les points communs ne sont pas des affinités amicales ou des liens sociaux, même si cela ne les exclut pas, au contraire. Mais partager la même table eucharistique est une façon d’exprimer que je partage la foi de ces personnes, que nous partageons une façon de voir la vie humaine, son sens et sa destinée, une façon inspirée par l’Évangile, par la foi en la Résurrection.

Il est vrai que, au fil de l’histoire, ce sens de l’eucharistie comme repas fraternel fondé sur une foi commune s’est estompé en ce qui concerne la première communion. Celle-ci s’est beaucoup articulée sur « recevoir Jésus dans son coeur », ce qui se comprend quand on s’adresse à des enfants. Comment maintenant retrouver ce sens dans TOUTE eucharistie, y compris la première?

Et aujourd’hui?

La pratique qu’on a connue jusqu’à tout récemment et qui est présentement sérieusement questionnée, c’est celle d’une première communion dans la jeune enfance – vers 7-9 ans. Cela fonctionnait bien dans une société chrétienne et ne posait aucun problème. Cependant, on aura compris que la question qui se pose maintenant, c’est « Qu’est-ce que cela suppose, aujourd’hui, pour un groupe de personnes, que de s’asseoir à la même table eucharistique? »