Les femmes dans l’Église : un apport indispensable !

Samedi dernier le pape recevait les représentantes du Centre italien féminin (CIF), à l’occasion du congrès de cette association. Cette association est née en 1944 en vue de coordonner les femmes et les associations d’inspiration chrétienne pour contribuer à la reconstruction du pays, sortant de la 2e guerre. Voici un extrait de sa prise de parole :

“J’ai, moi aussi, rappelé l’apport indispensable des femmes dans la société…et je vois avec joie combien de nombreuses femmes partagent des responsabilités pastorales avec les prêtres, apportent leur contribution à l’accompagnement des personnes, des familles ou des groupes, et offrent de nouveaux apports à la réflexion théologique. J’ai souhaité que s’élargissent encore les espaces pour une présence féminine plus incisive dans l’Église”. (Merci pape François! Je me considère comme l’une de ses femmes!)

Si dans le monde du travail et dans la sphère publique l’apport plus incisif du génie féminin est important, celui-ci reste indispensable dans le domaine de la famille qui, pour nous chrétiens n’est pas simplement un endroit privé, mais cette Église domestique dont la santé et la prospérité sont les conditions pour la santé et la prospérité de l’Église et de la société même… À ce point, me vient spontanément la question: comment est-il possible de grandir dans une présence efficace dans tant de domaines de la sphère publique, dans le domaine du travail et dans les endroits où sont prises les décisions les plus importantes, et en même temps de maintenir une présence et une attention préférentielle et spéciale dans et pour la famille? C’est dans le dialogue avec Dieu, éclairé par sa Parole que la femme chrétienne cherche toujours de nouveau à répondre à l’appel du Seigneur, dans la réalité de sa condition. Une prière, celle-ci, toujours soutenue par la présence maternelle de Marie. Elle, qui a gardé son divin Fils, qui l’a incité à son premier miracle aux noces de Cana, qui était présente sur le calvaire et à la Pentecôte, vous indique la route à parcourir pour approfondir le sens et le rôle de la femme dans la société et pour être pleinement fidèles au Seigneur Jésus Christ et à votre mission dans le monde.”

Oui le pape soulève un point important : celui de l’équilibre entre la famille et le travail. Défi quotidien pour la majorité des mères d’aujourd’hui ! Elles ont toutes mon admiration.

Cette fin de semaine, à quelques jours des Jeux Olympiques de Sotchi, une publicité m’a fait sourire et m’a rappelé toute l’importance du soutien, des efforts et de l’encadrement qu’apportent les mères auprès de leurs enfants.

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Je suis heureuse de constater que le souci de l’Église face à la femme est soutenu. D’ailleurs, au niveau diocésain, avez-vous remarqué qu’une section du site internet est consacrée à la condition féminine afin de favoriser la promotion de l’égalité des hommes et des femmes au sein de l’Église catholique de Québec et dans la société ?

 

2 COMMENTAIRES

  1. Le «génie féminin», une appellation si chère aux papes (même François, je suis un peu déçue, là!) mais qui n’a pas son pendant chez l’autre moitié de l’humanité. Il y a un génie féminin ET masculin? Si on parlait autant du rôle du père dans la famille «église domestique», hmmm?
    Quant au petit vidéo olympique, il est en effet très touchant.
    Mais dans une chronique intitulée «Les femmes dans l’Église, un apport indispensable», on fait vite le lien Femmes/Église/Mères. Décidément, on n’en sort pas!

  2. En tant qu’homme et père, je reste un peu perplexe… C’est vrai que j’ai tendance à penser qu’il y a effectivement une façon d’être homme et une façon d’être femme dans le monde qui ne sont pas identiques. Mais au point de distinguer un “génie féminin” et un “génie masculin”, qui renverrait chaque sexe à une posture bien campée en ce monde?

    Prenons le vidéoclip sur le chemin vers les Jeux olympiques: il ya bien sûr plusieurs mamans qui ont fait cela, mais combien de papas aussi, aussi nombreux sinon davantage. Je ne veux surtout pas partir une guerre de chiffres sur la façon dont on s’occupe de nos enfants, au contraire: je pense qu’il faut sortir de l’idée du rôle domestique davantage dévolu à la femme. La biologie et l’histoire ont peut-être fait en sorte qu’il en a été ainsi pendant des siècles, voire des millénaires, mais je pense qu’il est préférable aujourd’hui de considérer, plutôt que des rôles dévolus à chaque sexe, des manières différentes d’accomplir les mêmes rôles, en fonction de “génies complémentaires” entre partenaires du couple.
    En ce qui concerne la référence à Marie, je constate ici que le pape renvoie, de façon assez traditionnelle d’ailleurs, à son rôle de mère et donc à une figure maternelle. je ne pense pas qu’il faille écarter cette figure, bien campée dans le “Femme, voici ton fils” du Golgotha. Mais François a évoqué la figure de Marie en termes assez nouveaux dans son exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, des termes où l’image féminine laisse davantage la place à l’image de la CROYANTE, image qui convient autant aux hommes qu’aux femmes : « Elle est la femme de foi, qui vit et marche dans la foi, et “son pèlerinage de foi exceptionnel représente une référence constante pour l’Église”. Elle s’est laissé conduire par l’Esprit, dans un itinéraire de foi, vers un destin de service et de fécondité. Nous fixons aujourd’hui notre regard sur elle, pour qu’elle nous aide à annoncer à tous le message de salut, et pour que les nouveaux disciples deviennent des agents évangélisateurs. (…)
    Il y a un style marial dans l’activité évangélisatrice de l’Église. Car, chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. En la regardant, nous découvrons que celle qui louait Dieu parce qu’ “il a renversé les potentats de leurs trônes” et “a renvoyé les riches les mains vides” (Lc 1, 52.53) est la même qui nous donne de la chaleur maternelle dans notre quête de justice.

    Donc, oui une mère, parce qu’elle était femme et non pas homme, réalité biologique et historique incontournable. Mais femme de FOI, à qui tout disciple du Christ peut s’identifier. Or à trop mettre en évidence la façon dont les femmes de l’Église devraient s’identifier à la Vierge, n’y a-t-il pas risque que ce modèle soit jugé non-pertinent pour l’autre moitié des chrétiens?
    Moi en tout cas j’avoue que cela m’influence: quand j’ai lu les propos de François dans son exhortation apostolique, c’était, je l’avoue candidement, la première fois que je lisais un texte magistériel dans lequel la figure mariale me rejoignait dans mon “génie masculin”. Même si JE NE PEUX PAS être une mère, je peux chercher à adopter la posture de foi de la Vierge et l’esprit évangélisateur qui l’habite. Bref, oui je peux m’identifier à la Vierge, en raison non pas tant de ses caractéristiques féminines, mais en raison de son fiat et de sa présence avec les apôtres à la Pentecôte.

    Ce que je souhaiterais, donc, c’est sentir l’ouverture à la place de la femme dans l’Église, celle que manifeste très bien le Saint-Père dans le texte cité par Amélie, mais sans qu’on sente toujours le besoin d’y accoler une figure maternelle dont l’effet, plus ou moins conscient, est de renvoyer madame aux tâches traditionnellement maternelles liées au soin des enfants, à l’amour et à la tendresse… car il y a aussi une “façon masculine” de prendre soin des enfants avec amour et tendresse… peut-on aussi penser qu’il y a (qu’il y aurait…) une façon féminine d’occuper TOUTE fonction dans l’Église?

    Fraternellement,
    Daniel

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