Le Carnaval de la vie consacrée

Le Palais de glace de Bonhomme Carnaval est bien beau, mais sa féerie n’a pas réussi à attirer les personnes consacrées de la région de Québec. Notre Palais à nous, en ce samedi 2 février, c’est l’atmosphère chaleureuse de la très belle église Saints-Martyrs Canadiens. Les moniales, les moines, les vierges consacrées, les membres des congrégations religieuses, ceux des sociétés de vie apostolique, des instituts séculiers et des communautés nouvelles sont venus nombreux célébrer ensemble, dans la joie, la Journée mondiale de la Vie consacrée.

À 14 h, M. l’abbé Pierre-René Côté, nous livre une magnifique conférence en relation avec l’année de la Foi : En qui je crois ? En quoi je crois ? Et mon espérance ? Dès l’introduction, il nous cite un passage d’André Fossion, s.j. dans l’avant-propos de son livre Dieu désirable où il commente l’assertion d’André Comte-Sponville : « On peut se passer de religion ; mais pas de communion, ni de fidélité, ni d’amour.»

« Cette affirmation d’André Comte-Sponville fournit un bon point de départ au propos de cet ouvrage. DIEU DÉSIRABLE. Faut-il des religions pour assurer l’existence humaine aussi bien personnelle que collective ? Faut-il croire en Dieu pour édifier une humanité digne, pacifiée, joyeuse et sensée ? Faut-il croire en Lui pour appartenir à son Royaume et bénéficier du salut ? Non, ce n’est pas nécessaire.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder autour de soi. De très nombreuses vies humaines s’épanouissent et se mettent au service des autres sans être soutenues par une foi en Dieu. Aujourd’hui, tout particulièrement dans la sphère européenne pourtant nourrie de tradition chrétienne, la société dans son ensemble est sortie de l’emprise de l’évidence comme de la nécessité de Dieu. Pour beaucoup de nos contemporains, en effet, la question de Dieu ne trouve plus de point d’ancrage dans leur existence. Elle ne se pose plus ; en tout cas, plus sous le régime de la nécessité. Et même si la question de Dieu demeure, ils peuvent vivre sans Lui, sans pour autant se voir privés de sens, de projets ou de valeurs. Jusque dans les familles les plus chrétiennes, il arrive souvent que des parents, pourtant Abbé Pierre-René Côtéassurés dans la foi et engagés dans la communauté ecclésiale, voient leurs enfants adopter tranquillement un style de vie a-religieux, qui, par ailleurs, demeure plein de valeurs évangéliques. Il faut bien le reconnaître, nous vivons une période où la question de Dieu s’estompe ou même s’efface non seulement de la vie publique mais aussi de la vie privée, sans, pour autant, que l’on assiste à un effondrement du sens et des valeurs.»

Comme nous avions le plan de la conférence, nous avons pu en suivre le développement plus facilement. Pour terminer M. l’abbé Pierre-René nous laisse sur une note optimiste : « L’Église ne va pas mourir. J’ai l’espérance que nos relations fraternelles entre nous vont prendre un sens nouveau et que nous pourrons vivre dans la joie de l’Évangile.»

Les applaudissements fusent de toutes parts à la fin de cette conférence. Une pause suit, puis un très beau concert sous l’habile direction de Sr Carmen Gravel.

Mgr Proulx 2À 16 h, Mgr Gaétan Proulx, entouré d’une douzaine de prêtres concélèbrants, préside l’eucharistie et nous livre une homélie substantielle dont vous pouvez entendre l’intégrale ainsi que la conférence de M. l’abbé Pierre-René Côté sur ECDQ.tv

Puissent tous les baptisés être « les porte-flambeaux de la lumière du Christ » comme nous l’a rappelé Mgr Proulx à la fin de son homélie !

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