Éducation sexuelle à l’école : Occasion de rappeler la vision chrétienne de l’amour

Article tiré de la revue Pastorale-Québec, septembre 2018

Propos recueillis par Jasmin Lemieux-Lefebvre

Père de deux jeunes enfants qui fréquentent et aiment l’école publique, je m’intéresse activement au retour du programme d’éducation à la sexualité dans les écoles primaires et secondaires du Québec depuis son annonce en 2016. Chez les catholiques, peu de personnes ont suivi d’aussi près son développement que Katerine Perrault du nouveau Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille de l’Église catholique à Montréal. Conversation avec cette diplômée en psychologie formée à l’Institut Jean-Paul II à Rome.

Q : Bonjour, Katerine! Tout d’abord, merci pour le travail d’analyse et de réflexion qu’apporte votre nouveau Centre diocésain, lancé officiellement au début de l’année. Je ne doute pas que le travail que tu accomplis avec ta collègue Ellen Roderick rayonnera bien au-delà des limites de votre diocèse.

R : Bonjour, Jasmin! Je suis heureuse de discuter d’un sujet qui me passionne.

Q : Ça y est : septembre 2018 signale le retour d’un programme d’éducation à la sexualité dans les écoles. Ai-je raison de penser que c’est une formidable occasion pour les parents catholiques de réfléchir aux meilleures avenues pour explorer le grand thème de l’amour avec leurs enfants?

R : Effectivement. Il faut d’abord reconnaître que le programme d’éducation sexuelle, qui sera obligatoire dès la maternelle, contient de bonnes choses. Par exemple, il veut aider les enfants à développer de meilleures relations, à découvrir la sexualité d’une manière positive et à éliminer l’intimidation et les abus. Tout le monde s’entend sur de tels objectifs, surtout dans le contexte des dénonciations de la dernière année, au Québec et à travers le monde. Presque tout le monde est d’accord : l’éducation à la sexualité est nécessaire. Il faut toutefois réaliser que chacun a sa propre perspective sur la sexualité, fondée sur son éducation, ses valeurs, son expérience, ses références, et que cette vision influence sa manière de l’enseigner aux enfants. Les sources desquelles le programme s’inspire ont elles aussi une vision particulière de la sexualité. Et ce qui est encore plus important à prendre en considération, c’est que la sexualité est un aspect si central de notre identité que notre manière de la comprendre – et donc de nous comprendre nous-mêmes – et de la vivre a un impact sur toute notre vie : sur notre façon de voir les autres, de les traiter, de prendre nos décisions, sur notre avenir, et même sur la personne que nous deviendrons. Ce n’est pas superficiel.

Alors quand on parle d’éducation à la sexualité, il faut se demander comment les personnes qui l’enseigneront à nos enfants voient la sexualité. Est-ce qu’elle a un sens profond ou bien est-ce que c’est un simple aspect de la vie qui a plus ou moins d’impact sur nous-même ou sur les autres dimensions de notre vie? Il n’y a pas de manière unique d’aborder ce sujet, encore moins de manière neutre.

Q : Pourtant, en observant la société occidentale, il me semble qu’un seul modèle soit mis de l’avant. Étrangement, ce modèle semble donner beaucoup d’importance à la sexualité, mais trop souvent la banalise. Pour y répondre, j’aime beaucoup parler de la dimension sacrée de l’amour et de la sexualité.

R : Oui c’est vrai. La sexualité prend beaucoup d’importance aujourd’hui. On la voit comme quelque chose de très personnel et privé, que l’on peut vivre de la manière qui nous plaît – selon nos désirs, préférences, attirances, besoins. En fait, elle nous centre souvent sur nous-mêmes et sur la recherche du plaisir. De plus, surtout à l’adolescence, la sexualité est souvent perçue par la société comme un élément qui permet de découvrir ou de construire notre identité. Il devient alors logique d’explorer et d’expérimenter pour découvrir qui on est, par qui on est attiré et ce que sont nos besoins et préférences. Dans cette perspective-là, la sexualité joue un rôle central parce qu’elle permet de « récolter des informations » sur nous-mêmes à travers nos expériences. Le problème, c’est que cela sous-entend à tort que ce sont nos sentiments et nos désirs qui déterminent notre identité.

Car la sexualité peut aussi jouer un rôle central dans un sens très différent : elle peut constituer un code qui permet de trouver le chemin du bonheur! Quand on regarde le corps de l’homme ou de la femme, on voit bien qu’il n’a pas tout son sens isolément. Il traduit un certain « manque », une certaine ouverture à l’autre. Cela démontre bien qu’on n’est pas fait pour se centrer sur soi-même ni sur le plan sexuel, ni au niveau du cœur et de l’esprit. En effet, pour devenir pleinement soi-même comme personne, on est invité à sortir de soi, à aller vers les autres pour leur rendre la vie plus belle, pour les rendre heureux et le devenir soi-même. Avez-vous déjà rencontré une personne profondément égoïste qui rayonne de bonheur? Cette différence sexuelle est d’ailleurs la base de ce que saint Jean-Paul II nommait « théologie du corps ».

Q : Katerine, il est déjà difficile de convaincre de la pertinence de la théologie du corps au sein même de l’Église! Pourtant, tu as raison, bien comprendre cette différence sexuelle (complémentarité, altérité, conjugalité) est l’une des clés pour partager sans complexe l’enseignement de l’Église aux enfants. Et quelques notions simples de la théologie du corps peuvent tellement nous y aider.

R : Absolument. Mais remarque que ce que j’ai dit jusqu’ici n’est pas basé sur la foi, mais sur notre humanité (quoique la foi comprenne aussi notre humanité). C’est d’ailleurs une grande force de la théologie du corps : elle est fondée sur des expériences concrètes dans lesquelles tout le monde peut se reconnaître. On n’a pas besoin de la théologie du corps pour comprendre que les hommes et les femmes sont différents, se complètent et s’enrichissent. Mais l’explication de Jean-Paul II permet de comprendre la raison d’être de cette différence et de cette complémentarité. C’est cette différence qui nous révèle ce que veut dire être créé « à l’image de Dieu ». Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre ce que cela signifiait! En fait, savais-tu que c’est la différence sexuelle qui nous rend le plus image de Dieu? Puisque Dieu est « l’Amour même », il est logique qu’on soit habité par un désir immense d’aimer et d’être aimé – c’est vrai pour tous les êtres humains.

On est donc créé pour aimer, pour rendre la vie plus belle aux autres, comme Dieu le fait envers nous. Mais aimer ne veut pas dire avoir des sentiments chaleureux envers tout le monde. Cela signifie simplement qu’on reconnaît en chacun une personne que Dieu a créée par pur Amour, gratuitement et non comme moyen d’atteindre un but, d’où son immense dignité. Aimer, c’est se préoccuper du bonheur de l’autre avant tout. Mais aujourd’hui, l’amour, la sexualité et la personne sont souvent compris très différemment.

Q : D’où la préoccupation que portent plusieurs parents avec l’entrée du nouveau programme dans les écoles. Tu nous as déjà parlé de ses objectifs louables (que nous saluons), mais y a-t-il des aspects sur lesquels nous devrons exercer une vigilance?

R : Il ne sert à rien d’avoir peur. Le programme permet aux parents de réaliser l’importance de l’éducation à la sexualité et de réfléchir à ce qu’ils veulent transmettre à leurs enfants. Comme tu le disais, c’est l’occasion parfaite de proposer une vision différente de la sexualité et de l’amour comme la perspective chrétienne. Si tu as suivi mon raisonnement depuis le début, tu vois que cette éducation comprend beaucoup plus que la biologie et les relations sexuelles; c’est même une éducation au sens de la vie, qui permet de décider comment vivre sa vie sur tous les plans, être en relation avec les autres, prendre ses décisions, etc. On voit bien l’impact immense de l’éducation à la sexualité sur toute notre vie.

Pour ce qui est des éléments auxquels être attentifs, en voici quelques-uns. D’abord, le programme veut présenter la sexualité positivement : cela signifie, pour lui, ne pas se limiter à « se protéger », mais aborder aussi le désir, le plaisir, l’attirance, les bonnes relations, les besoins, les choix personnels. Tout cela est important. Mais si le plaisir et la découverte de soi sont les objectifs principaux, on risque de s’engager dans des actes sexuels pour répondre à ses propres besoins. Par exemple, l’un des critères présentés aux étudiants de 16 ans pour « bien vivre sa sexualité tout au long de sa vie[i] » est d’« être capable d’obtenir du plaisir sexuel seul et avec un partenaire[ii] ». Autrement dit, dans de tels cas, nos relations – et donc les personnes – sont perçues et « utilisées » comme des moyens d’atteindre nos fins. On y met donc un terme quand elles ne répondent plus à nos besoins; c’est presqu’une garantie de divorce éventuel! Pas besoin de faire un dessin : quand on est utilisé, même si on y consent, il est fréquent qu’on sente que notre dignité n’est pas respectée. Par contre, quand on connaît la dignité des gens, images de Dieu, c’est beaucoup plus difficile de les utiliser.

Par ailleurs, les enfants apprendront l’esprit critique (une bonne chose, normalement). Le hic, c’est qu’il faut pour cela avoir des critères de questionnement, d’évaluation, et ces critères ne peuvent pas être neutres. Dans le cas présent, ils dépendent de ce que les enseignants – et le gouvernement – considèrent acceptable ou approprié, mais qui ne correspond pas nécessairement à ce qu’en pensent les parents. De plus, pour être critique, il faut questionner la source des informations qu’on reçoit (encore une fois, par rapport à quels critères?). À 8-9 ans, les enfants commenceront à « prendre conscience de la diversité des sources d’information sur la sexualité et à être critiques à leur égard[iii] ».  En effet, « entre 8 et 10 ans, les enfants (…) ont accès à plusieurs sources (…) (ex. : camarades, médias, famille)[iv] ». À partir de 12 ans, le Ministère prévoit aussi « accompagner leur réflexion (…) sur les effets nuisibles des versions traditionnelles de la masculinité et de la féminité[v] ». Bien que le gouvernement indique que « les parents sont les premiers responsables de l’éducation à la sexualité de leurs enfants[vi] », il me semble que cette manière d’enseigner l’esprit critique contredise son affirmation.

Enfin, les expériences amoureuses seront présentées, au secondaire, comme « un atout développemental[vii] » où « les adolescents gagnent en expérience[viii] ». C’est aussi une occasion de découvrir leurs besoins, désirs, attirances, préférences, etc., et de construire leur identité. L’exploration sera donc considérée comme une bonne chose. Cela suppose d’abord que ce qu’on fait avec notre corps – nos expériences – a peu ou pas d’impact sérieux sur nous, notre cœur et notre avenir (certaines expériences peuvent pourtant provoquer de grandes blessures). Cela sous-entend aussi que notre identité est déterminée par nos réactions physiques sexuelles et nos sentiments et peut donc changer. C’est d’ailleurs ce qui explique l’idée de plus en plus répandue selon laquelle une fille peut, en réalité, être un garçon si elle s’identifie davantage à ce genre. Pourtant, même si elle ne s’y limite pas, notre identité dépend en grande partie de notre biologie et nous est donc donnée comme un cadeau (de Dieu, pour les chrétiens).

Alors encore une fois, rien ne sert d’avoir peur, mais il est préférable de réfléchir tout de suite à ce qu’on croit, à ce qu’on veut transmettre à nos enfants et à poser les bases de leur éducation affective et sexuelle dès qu’ils sont tout petits. Ayant progressivement découvert la beauté du plan de Dieu sur l’amour humain, ils sauront exercer leur esprit critique par rapport aux autres propositions qui leur seront faites.

Q : Si notre enfant perçoit que c’est avec une profonde paix et par amour que nous nous adressons à lui, je crois vraiment que nous pouvons tout lui dire, sans complexe. Au fil des âges, aider les enfants à découvrir toutes les belles choses qui concernent la sexualité, que celle-ci cache plein de richesses et peuvent beaucoup nous en apprendre sur notre propre identité, que nous sommes faits pour aimer et être aimés, exprimer que l’amour fidèle pour toute la vie est possible, que la masturbation et la pornographie déforment l’union sexuelle basée sur le don mutuel, parler de la beauté du mariage et affirmer que la chasteté[ix] est possible pour tous, peu importe l’orientation sexuelle. Surtout (le plus important!), rappeler l’amour inconditionnel que nous portons à notre enfant.

R : Récemment, après avoir entendu à l’école des choses très différentes de ce que ses parents lui avaient transmises, un adolescent de ma connaissance confrontait sa mère, avec une certaine méfiance. Celle-ci a bien réagi et son fils a pu réaliser tout ce que ses parents avaient fait pour lui depuis le début de sa vie, leurs sacrifices, leur amour qui les motiverait à mourir pour lui s’il le fallait. Et il a compris qu’il pouvait leur faire confiance. Cela ne veut pas dire ne pas se questionner pour faire ses propres choix. Mais ce lien de confiance et d’amour lui a montré la valeur de ce qu’il avait reçu. Que ce n’était pas n’importe quoi d’arbitraire ou de « subjectif », basé sur « leur vérité », mais que ça avait vraiment beaucoup de sens. Ce sont aussi toutes les valeurs et la foi qui lui ont été transmises qui lui ont permis de développer un esprit critique non pas pour se méfier de tout et tout relativiser, mais pour chercher avec respect et honnêteté les raisons profondes qui sous-tendent autant la perspective de ses parents que celle des autres. Il fera tranquillement ses choix.

Ce sont encore les parents qui ont le plus d’influence sur leurs enfants, s’ils savent « perdre du temps » avec eux, comme le dit le pape François, s’intéresser à ce qu’ils font et apprennent à l’école, à leurs questions et à leurs préoccupations, au fur et à mesure qu’ils les expriment. Les enfants doivent avoir la certitude que leurs parents les aiment, sont dignes de confiance et peuvent leur expliquer toutes sortes de choses, même sur des sujets comme la sexualité. Car la manière dont on en parle en dit presqu’autant que les mots sur la valeur et le sens de la sexualité. Notre non-verbal est extrêmement puissant.

Si on évite le sujet, si on est gêné, on envoie le message qu’il est préférable de ne pas en parler. Si on est à l’aise et qu’on manifeste notre émerveillement, ils comprennent que la sexualité est très belle et très riche, une chose sacrée lorsqu’elle est vécue dans le bon contexte, là où elle prend tout son sens. Et le plus efficace, c’est de lier nos explications à l’expérience concrète qu’ils font de l’amour de leurs parents (envers les enfants, mais entre eux aussi), c’est-à-dire associer la sexualité à l’expérience de se sentir si bien, aimés inconditionnellement, pour qu’ils en comprennent toute la beauté et tout le sens. Dans leur tête, la sexualité sera associée à l’amour, à la beauté, à la stabilité, à l’accueil inconditionnel, au dévouement, à la fidélité et au don de soi. Au mariage, quoi!

Q : Alors il faudrait d’abord redécouvrir nous-mêmes la valeur de la sexualité pour en parler librement et d’une manière attrayante?

R : C’est certainement une belle occasion de le faire. L’avantage, aujourd’hui, c’est que les enfants veulent tout comprendre. Cela nous oblige à identifier ou à redécouvrir les raisons qui sous-tendent nos valeurs et notre foi (pour les chrétiens, la théologie du corps nous les explique très bien). Cela peut même les renforcer. Et cela permet aux enfants de découvrir que les perspectives souvent jugées « traditionnelles » ou « intolérantes » ont toute une logique derrière elles, d’être capables de l’expliquer et d’être plus solides. Cela nous permet aussi d’être vraiment tolérant, parce qu’on prend l’habitude de chercher à comprendre la logique derrière les divers points de vue. Ensuite, on n’est pas obligé d’être d’accord, mais comprendre pourquoi les autres adoptent certaines croyances nous permet de mieux les respecter.

Dans ce sens-là, le programme d’éducation à la sexualité du gouvernement offre une occasion parfaite, pour les parents, de commencer ou d’approfondir leur réflexion sur ce qu’ils veulent enseigner à leurs enfants, à travers leurs paroles, mais encore plus à travers leurs manières d’être et d’agir. Avec de bons modèles de couples qui durent (que ce soit leurs parents ou d’autres couples), les enfants sauront ce qu’ils veulent parce qu’ils s’y sentiront attirés; ils sauront mieux résister à tous les messages qui banalisent la sexualité et l’amour. Ils sauront ce qui est beau, vrai et bon, ce qui en vaut la peine. Ils ne se satisferont de rien de moins que du vrai amour.

Q : J’ai vraiment hâte de découvrir tous les outils que votre Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille offrira au cours des prochains mois pour vivre de cet amour vrai!

R : Aider les parents dans l’éducation à la sexualité de leurs enfants est l’une de nos priorités. Nous voulons élaborer des ressources et proposer celles qui existent déjà, comme les très bons livres d’Inès Pélissié du Rausas. Si certains lecteurs veulent rester au courant de nos activités et nouveaux outils, ils peuvent nous envoyer leurs coordonnées : centreDMVF@diocesemontreal.org.

[i] Page 19 (Apprentissages en éducation à la sexualité (AES) – Secondaire)

[ii] Idem.

[iii] Page 14 (Apprentissages en éducation à la sexualité (AES) – Préscolaire et primaire)

[iv] Idem.

[v] Page 5 (AES – Secondaire)

[vi] MEQ – Rôles de l’école et de la famille

[vii] Page 7 (AES – Secondaire)

[viii] Idem.
(Documents disponibles sur www.education.gouv.qc.ca )

 

Quelques ressources :

Internet

CLER Amour et Famille
Web-série pour les 7 à 11 ans « Lucas et Léa, le cours de la vie »
www.cler.net/Education-affective-et-sexuelle

Les Associations françaises catholiques
www.afc-france.org/education
Web-série pour les 12 à 15 ans « Hugo et Lucie »
www.afc-france.org/webserie/s/hugo-et-lucie

Office provincial de l’éducation de la foi catholique de l’Ontario www.opeco.ca/ecole-ressources

Équipe Ignis, basée au Québec
www.theologieducorps.com

Parcours Teenstar (au Québec avec la Famille Myriam)
www.teenstar.org

Desire of the Everlasting Hills, documentaire sous-titré en français sur le désir homosexuel et la chasteté
www.everlastinghills.org

Les documentaires de Ecce films (en anglais)
www.eccefilms.com/humanum
Versions sous-titrées en 11 langues, dont le français (payantes)
www.vimeo.com/ondemand/humanum

Livres

Livres de la docteure en philosophie Inès Pélissié du Raussas, de l’Institut de théologie du corps, dont :
Les parents, l’école et la sexualité : Qui dit quoi ?
Cerf, 2017

Livres de la sexologue et philosophe Thérèse Hargot dont :
Aime et ce que tu veux, fais-le !
Regards croisés sur l’Église et la sexualité
, avec Mgr Emmanuel Gobillard, évêque auxiliaire de Lyon
Albin Michel, 2018