De Benoît XVI à François… Temps de grâces!

Lorsque j’ai été réveillée avec la nouvelle de la renonciation à la papauté de Benoît XVI, le 11 février 2013 au matin, ma réaction a d’abord été un immense étonnement. Puis, j’ai ressenti une grande compassion pour cet homme qui avait eu à prendre une si lourde décision; mais j’ai également eu de la confiance en son discernement. Je sais bien, toutefois, que pour plusieurs, ça a été une déception, et que certains croyants se sentent encore trahis par notre pape émérite. Pourtant, j’ai très tôt eu la profonde impression que cet événement historique serait source de grâces pour beaucoup dans l’Église, par les fruits de l’obéissance de Benoît XVI à l’Esprit-Saint, et aujourd’hui, c’est en observant le déroulement des dernières semaines que je suis prête à répéter la même chose.

Au Québec, il n’y a pas eu que du beau et du bon dans les allégations auxquelles se sont laissés aller les médias, mais on ne peut pas nier qu’il y avait longtemps que l’Église n’avait pas pris autant d’espace sur la place publique! Cela a permis de discuter, de mettre certaines choses au clair sur les perceptions qu’on avait de l’Église et de l’élection d’un pape… Ce sont toujours les petits anecdotes, toutefois, qui m’ont fait me réjouir, comme les différentes prises de parole dans les médias de Jasmin Lemieux-Lefebvre, responsable des communication au diocèse. Moi-même, quelques opportunités se sont présentées à moi: la possibilité d’élaborer sur les abus sexuels commis par des hommes d’Église (puisque le sujet a été abordé), la joie de pouvoir prendre la parole dans le cadre d’un bref reportage pour Second regard, la chance de suivre de près les événements entourant le conclave à travers le monde médiatique qui me plait tant… Ce ne sont que quelques exemples, car je sais que les discussions ont pu être fort riches.

Quant à Benoît XVI, aussi étrange que cela puisse sembler, il nous a permis de mieux le connaître en laissant la papauté. Sa renonciation a obligé les médias et individus qui se contentaient des préjugés à son sujet à chercher à savoir ce qu’il y avait vraiment en cet homme qui pour qu’il en résulte cette décision historique. Et pour son Église – NOTRE Église -, les raisons de s’unir spirituellement, de se rassembler, de discuter en profondeur, de prier d’un seul cœur n’ont pas manqué! Un souffle d’espérance a ainsi mis les cœurs en mouvement…

La vie spirituelle, ce n’est pas censé être stagnant! Lorsqu’on arrête d’évoluer, on régresse… Et les événements des dernières semaines ont obligé l’Église à se réveiller et à bouger. Puis, le Pape François a été élu en conclave, après seulement 5 tours de votes. Une surprise de plus! Un Argentin, un homme humble au cœur simple, proche des pauvres et des petits… Un pape audacieux, même, par sa simplicité! Avec la bonhomie de Jean XXIII et l’assurance des plus humbles (qui savent bien que tout ce qui est bon vient de Dieu), il a commencé a laissé sa trace dans l’histoire, dans l’Église, et dans les cœurs…

Aujourd’hui, en la fête de saint Joseph, patron du Canada et gardien de l’Église, le ministère papal de Sa Sainteté François a officiellement été inauguré… Avec tout le Peuple de Dieu, je rends grâce et loue le Seigneur pour ce cadeau fait à notre époque!

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