Bon long congé de la Saint-Jean-Baptiste

Profitez de ce début de l’été pour vous reposer, fêter et rencontrer vos proches. Un temps pour Dieu aussi, pourquoi pas?

Dans le cadre du Festival Foi + Moi, de belles activités vous attendent à la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Québec.

Je vous laisse avec le message de + Pierre-André Fournier, archevêque de Rimouski et président de l’Assemblée des évêques catholiques du Québec.

 

 

Message de + Pierre-André Fournier

Le Baptiste, un homme de feu

La veille du 24 juin est le seul soir de l’année où, dans une multitude de municipalités du Québec, les gens chantent et dansent autour d’un « vrai » feu de bois. Un feu d’artifice peut suivre, mais il ne le remplace pas. La tradition vient de loin : dans plusieurs civilisations, le feu était allumé pour marquer le solstice d’été (le jour le plus long de l’année).
Il est opportun de se rappeler que le patron qui a été confié par l’Église à notre peuple a un rapport particulier avec le feu. Il est écrit dans l’Évangile que Jean-Baptiste marchait devant le Seigneur avec « l’esprit » et la puissance du prophète Élie qui, lui-même, « s’était levé comme un feu et dont la parole brûlait comme une torche » (Si 48,1). Jean-Baptiste mit sévèrement ses contemporains en garde contre diverses injustices : « Que celui qui a deux tuniques, dit-il, partage avec celui qui n’en a pas » (Lc 3,11).

Dans le même passage, il invite les collecteurs d’impôt à ne pas être des profiteurs et les soldats à ne brutaliser personne (Lc 3, 12-14). Puis il leur désigne Jésus en disant : « Lui vous baptisera dans l’Esprit et le feu » (Lc 3,16).
L’eau et le bébé On connaît l’expression « jeter le bébé avec l’eau du bain ». N’est-ce pas ce qu’on a fait avec Jean le Baptiste? La présence de l’agneau dérangeait dans les parades de la fête du 24 juin… On a mis l’animal docile de côté, mais on a un peu oublié la grande figure prophétique du Baptiste. Pourtant, sa stature peut encore nous inspirer en cette période mouvementée que nous traversons. Une histoire à célébrer Notre peuple s’est défini tout au long des siècles par des actes de courage, de solidarité et par des valeurs qui portaient la dignité de la vie humaine comme un étendard : la réflexion avant de s’engager
dans les guerres, la ferveur missionnaire pour aider les plus pauvres de la planète, les corvées, l’esprit coopératif, et encore…
À chaque époque de notre merveilleuse histoire, des gens de feu et de passion se sont levés, des institutions ont été créées, des projets visionnaires ont été mis de l’avant. Les moments les plus sombres ont forgé notre histoire collective.
Chaque fois que notre société a vécu des situations pénibles, elle en est ressortie plus forte. Des avenues nouvelles pour mieux vivre ensemble sont apparues. Cette fête nationale nous incite à demeurer confiants, à rester à l’écoute les uns des autres, à créer des fissures qui vont laisser passer la lumière. Que s’éloignent les sources de haine pour laisser ériger le vrai visage de notre peuple, objet de notre amour! Que le feu de la Saint-Jean soit un feu unificateur et non réducteur!

Je souhaite à chacune et chacun une excellente Saint-Jean qui donne le goût d’être, comme le Baptiste, des femmes et des hommes habités par un feu divin.

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie. »
(Prière attribuée à saint François d’Assise)

 

 

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