Appui à l’avis « La prostitution : il est temps d’agir » du Conseil du statut de la femme

 


Voici une lettre du Réseau diocésain de la condition des femmes du diocèse de Québec datée du 11 juin dernier.

Pour lire l’avis du Conseil du statut de la femme sur la prostitution: http://www.csf.gouv.qc.ca/modules/fichierspublications/fichier-29-1655.pdf

Québec, le 11 juin 2012

Madame Julie Miville-Dechêne

Présidente du Conseil du statut de la femme
800, place D’Youville, 3e étage, bureau 300
Québec (Québec) G1R 6E2

 

Objet : Appui sur l’avis « La prostitution : il est temps d’agir »

Madame,

Le Réseau diocésain de la condition des femmes du diocèse de Québec désire vous manifester son appui sur l’avis « La prostitution : il est temps d’agir ». Nous avons pris connaissance du résumé de l’avis que vous avez produit et nous faisons nôtre l’analyse des problèmes individuels et collectifs découlant de la prostitution, de votre préoccupation de protéger les prostituées d’autres abus et d’apporter des modifications au code criminel.

Nous apprécions et corroborons votre position défendue dans cet avis à l’effet qu’il s’agit d’abord et avant tout d’une question de dignité des femmes et de la protection de leurs droits fondamentaux qui sont bafoués dans la prostitution. Un aspect fondamental de notre mission consiste à poursuivre un idéal de justice, d’égalité et de respect de la dignité humaine, inspiré des valeurs évangéliques et du comportement de Jésus à l’égard des femmes.

Le Québec possède une politique en matière d’égalité entre les hommes et les femmes. Ce qui est révélé dans cet avis, va à l’encontre de ce projet de société : tous les faits démontrent que la grande majorité des femmes prostituées se retrouvent dans des situations d’exploitation et de violence qu’elles n’ont pas choisies, et dont elles peuvent difficilement se libérer sans aide extérieure. […] De plus, ces dernières années, des enquêtes policières ont révélé l’existence de réseaux organisés qui exploitent de plus en plus de jeunes femmes, adultes et mineures, transférées d’une ville à l’autre, dans les bars de danseuses, les salons de massage érotique, les agences d’escortes et la prostitution de rue.

Nous croyons aussi qu’il est temps que la lutte contre l’exploitation sexuelle devienne une priorité pour le gouvernement du Québec. Pour cela, force est de reconnaître que les préjudices découlant de la prostitution, tant au niveau individuel qu’au niveau collectif, portent atteinte à la dignité des femmes, au droit à l’égalité des sexes et aux droits fondamentaux, ce qui justifie des mesures légales destinées à freiner sa pratique.

En espérant que de nombreux appuis se manifestent en vue de créer un front commun pour contrer davantage la banalisation et l’expansion de cette industrie du sexe au Québec, veuillez agréer, Madame, l’expression de nos sentiments distingués.

Huguette Labrecque

Répondante diocésaine de la condition des femmes
Diocèse de Québec

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