À l’approche du grand jour

L’année 2011 touche à sa fin. D’après certains, la fin du monde est proche. Le compte à rebours commencerait très bientôt. Les Mayas, selon leurs calculs, l’auraient prédite pour le 12 décembre 2012. Toutefois, bien avant cette date, le 25 décembre prochain, un autre monde naîtra sous nos yeux.

D’aucuns voient en Noël un événement plutôt banal. Cette fête est devenue, comme toutes les autres fêtes de l’année, un moment où chacun se propose de magasiner et de jouir un peu de la vie à travers des rencontres sociales pour prendre un verre ou jaser un peu. Mais, au fond, la Noël n’est pas un événement comme les autres. La venue de Dieu parmi nous à travers Jésus, son Incarnation, s’est réalisée une fois pour toutes. Si nous regardons bien la signification de ce fait, nous pourrons comprendre alors que ce qui en est l’origine se poursuit aujourd’hui encore.

Chaque enfant qui naît nous apporte, en quelque sorte, un germe d’espoir, une nouveauté au sein d’une famille spécifique, mais aussi de toute la famille humaine. À son tour, tout enfant doit apprendre à devenir un humain à la manière de ceux qui l’ont précédé sur notre planète : il doit vivre son incarnation. Ce parcours de vie fut celui de l’enfant de Nazareth. Il faut ajouter qu’il est venu nous apporter une vie que rien ne peut tarir.

Après plus de deux mille ans, que devenons-nous comme humanité? Cette question me rappelle mes années d’enfance. Dans la ville où je grandissais, tout était uniforme ; on avait, presque tous, les mêmes traits ethniques. Ayant grandi, j’ai traîné ma bosse un peu. Partout où je suis allé, j’ai vu que la diversité ethnique marquait grandement les lieux : la République dominicaine, le Canada, les États-Unis pour ne citer que ceux-là. Il est vrai que le monde perçu comme uniforme disparaît.

Aujourd’hui nous avons plus conscience d’être ensemble, d’être une collectivité. John Donne, en son temps, disait qu’aucun homme n’est une île. Face aux grands enjeux actuels liés à l’économie et à l’écologie, force est de constater qu’aucun pays n’est une île. Nous nous sauverons tous, ou tous nous subirons les conséquences de notre agir.

La Noël vient nous rappeler qu’il y a un monde qui s’en va avec la fin de l’année. Nous ne devons pas attendre une éventuelle fin du monde pour nous préparer à recevoir la nouveauté. C’est maintenant l’heure! Nous devons nous préparer à accueillir l’avenir au présent. La confiance de certains dans les calculs apocalyptiques ne cesse de m’étonner. Face à ces calculs, je dis que l’amour qui a engendré cet univers ne se trompe pas.

À chacun de nous incombe la responsabilité du genre humain puisque chacun de nous est une promesse d’espoir tenue par Dieu. Il a osé mettre son fils entre les mains d’un homme et d’une femme, comme aujourd’hui encore il ose mettre la vie entre nos mains. Dans notre incarnation personnelle nous sommes sommés de tenir compte de la diversité qui nous entoure et de notre manière d’habiter la planète Terre. Demain est là et frappe à nos portes, saurons-nous répondre adéquatement ?

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